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 These are the things, the things we lost in the fire -- Dani

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Ephrem P. Stone


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MessageSujet: These are the things, the things we lost in the fire -- Dani Dim 18 Juin - 15:35

Things we lost to the flamesDaniella Belli & Ephrem Stone Malgré l'eau qui glissait sur sa peau, Ephrem pouvait encore sentir le bois brûlé qui émanait de sa peau. L'homme avait affronté les flammes, pire encore, il les avait créée. Son ancien appartement était désormais une ruine noircie, dévorée par le feu et réduite en cendres. Ephrem avait dû redoubler de vigilance pour faire passer cet incendie pour un accident, il avait même dû sacrifier une large partie de ses biens. Qui aurait crû à un accident s'il avait préparé des sacs auparavant ? Non, il fallait que ça a l'air naturel, inattendu. Le sournois personnage avait alors élaboré un plan : le feu avait démarré depuis l'appartement de son voisin dans lequel il s'était introduit par effraction. De la sorte, non seulement les soupçons porteraient sur le voisin mais en plus, il serait remboursé pour les dommages. Tout bénef. Bien sûr, pour que la tragédie soit réaliste, Ephrem avait dû mettre sa vie en péril en attendant dans son canapé que le feu prenne à côté et n'arrive jusque chez lui. C'était un prix qu'il était prêt à payer. Et puis s'il était mort dans l'incendie, piégé dans son propre canular ... qui s'en serait soucié ? Pas lui en tous cas. La mort n'était pas un évènement qui l'effrayait. La vie par contre.

Le blond quitta sa douche et s'arrêta devant le miroir. Ce visage qui lui faisait face, il peinait encore à le reconnaître. A le considérer comme sien. Auparavant, ses traits étaient masqués et il affichait un large casque métallique de forme pyramidale. Depuis son arrivée à Game City, Ephrem avait une face banale, deux yeux bleus, une bouche large et un nez droit. L'homme ressentait un certain malaise face à son propre reflet, celui-ci ne reflétait justement pas la réalité. Pas sa réalité à lui. Alors indéniablement, Ephrem le fuyait. Se réfugiant dans sa chambre pour y passer sous-vêtements et vêtements.

Ephrem enfila un costume élégant, pantalon noir et chaussettes assorties. Chemise blanche et veste noire. Il attrapa un peigne et ramena sa chevelure blonde en arrière, parfaitement maîtrisée. Pas le moindre cheveu ne déviait de la trajectoire désirée. Il passa alors ses grands pieds dans des chaussures élégantes et n'eut pas besoin de s'infliger le supplice du miroir pour savoir qu'il avait fière allure. Toutes ces choses, Ephrem les avait achetées sur le chemin de l'hôtel en sachant qu'il n'aurait rien à se mettre en arrivant là-bas.

Le blond descendit ensuite, quittant sa chambre au profit du bar de l'établissement. La compagnie humaine n'était pas sa spécialité sauf quand il s'agissait des ébats sexuels. Ephrem n'appréciait pas les gens, il avait même tendance à détester être entourés d'une foule de personnes. Encore moins si ceux-ci déversaient leur sympathie et leur bonne humeur tout autour d'eux. Lui, il préférait les espaces plus silencieux et les personnes moins exubérantes. Ephrem avait découvert un autre plaisir depuis son arrivée à Game City : l'alcool. L'homme ne refusait jamais un bon verre de whiskey lui permettant de sentir une sensation de plénitude et de calme.

Posé sur un tabouret, Ephrem commanda donc un verre de whiskey. Le barman revint rapidement le lui servir. Le blond captura celui-ci entre ses doigts et observa le liquide glisser d'un bord à l'autre du verre tandis qu'il le faisait pivoter. L'employé au bar se tourna légèrement sur la droite et prononça une simple phrase qui attira l'attention d'Ephrem :

- Bonsoir Madame Belli.

Le blond tourna légèrement la tête et découvrit une femme. Jeune, élégante, sexy et distante en même temps. Elle dégageait quelque chose de sérieux, quelque chose de puissant. Ephrem ne put décrocher le regard de cette beauté froide qui traversait la pièce. L'homme était du genre à apprécier la compagnie féminine, à désirer leurs courbes généreuses et leur démarche agréable. Cependant, cette Madame Belli avait quelque chose de différent. Une certaine distance qui la rendait d'autant plus intéressante. Ephrem avala une nouvelle gorgée de son verre et acquiesça comme à un jugement interne. Il irait la voir. Peut-être pas tout de suite. Peut-être pas dès qu'elle mettrait le pied dans le coin mais Ephrem ne pourrait définitivement pas quitter les lieux avant d'avoir fait la connaissance de cette femme.
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Daniella Belli


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MessageSujet: Re: These are the things, the things we lost in the fire -- Dani Dim 2 Juil - 23:30


La demoiselle était dans son bureau, comme souvent, à gérer quelques appels avec des fournisseurs ou de futur clients fortunés voulant venir séjourner dans son bel hôtel. C'est qu'à Game City, il n'y a pas mieux que l’hôtel Belli, un quatre étoiles très luxueux, frôlant d'ailleurs la cinquième étoiles. En fait, il les vaut très largement, mais pour ne pas rebuter les gens ayant un peu moins de moyen, c'est toujours mieux de rester un peu moins cher. Au moins, tout le monde peut y trouver sa place.

Après un moment à s'occuper d'un fournisseur voulant à tout prit lui vendre ce qu'elle ne voulait pas, elle réussit à s'en débarrasser en lui disant qu'elle ne voulait rien du tout. Ainsi, elle quitta son grand bureau, fuyant les futurs appels téléphonique qu'elle n'avait plus la patience de gérer pour le reste de la journée. La belle passa dans le hall, parlant avec le réceptionniste pour savoir si tout se passait bien. Ce n'était pas vraiment une question cordiale pour le bien de son employé. Non, elle voulait juste savoir si tout allait bien et qu'il n'y avait pas de problème. Une fois ayant eu les renseignements et rassurée, elle quitta la place pour partir vers le bar. Cet endroit était sa fierté. Danielle savait que bon nombre de personne venait pour goûter les meilleurs alcool ou juste profiter de ce décors très sympathique.

Le barman salua sa patronne au moment où il l'avait vu entrer. Ici, tout le monde la respectait. Les employés savent qu'elle est très froide et quelque part, elle impose le respect. Continuant sur sa lancée, elle remarqua un homme assit au comptoir. Ce dernier avait l'air de la fixer, de l'observer plus qu'il ne le faut. Alors, elle posa son regard sur lui également, ne lâcha pas cette sorte de duel qui s'était installé. Quelque chose de particulier se dégageait de lui, une aura étrange et malsaine. 'était un peu comme se retrouver face à son propre reflet. Oui, au fond de lui, il avait un petit quelque chose de malfaisant. Finalement, elle s'approcha sans pour autant lui adresser la moindre parole. Le barman lui demanda simplement si elle désirait boire quelque chose. Elle demanda un Bloody Mary, tant qu'à faire, autant se faire plaisir avec un petit cocktail. En attendant que son verre lui soit servi, elle finit par regarder ce mystérieux homme qui était à deux sièges d'elle. Son visage froid et inexpressif l'observa, le jaugea sans dire un mot. "C'est la première fois que je vous vois ici. Vous devez être un nouveau client !" prononça sa voix froide.
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Ephrem P. Stone


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MessageSujet: Re: These are the things, the things we lost in the fire -- Dani Mar 4 Juil - 15:44

Things we lost to the flamesDaniella Belli & Ephrem Stone L'hôtel était digne de sa réputation. Ses pièces étaient vastes, richement décorée et son personnel se voulait avenant. Ephrem n'était donc pas déçu du voyage et sentait que cet endroit avait beaucoup à offrir. Il repéra tout de suite la propriétaire des lieux quand celle-ci arriva. Son allure froidement classe ne le laissa pas indifférent. Certes, c'était une belle femme. Un corps parfaitement sculpté, une peau diaphane, un regard intense et une bouche bien dessinée. Cela n'était pourtant que l'enveloppe charnelle, Ephrem sentait qu'elle cachait de lourds secrets. Une vraie veuve noire dans toute sa splendeur.

La femme s'approcha, vint s'installer au bar elle aussi. Le blond ne réagit pas, se contentant de porter son verre à ses lèvres. Ce fut l'hôtelière qui prit la parole. Sa voix n'avait rien de doux, rien de tendre. Elle trahissait cette froideur qu'il avait ressenti chez elle au premier regard. Ephrem ne put s'empêcher de ressentir une pointe d'excitation. Enfin quelqu'un dans cette ville qui n'avait pas ce côté humain, qui ne reflétait pas l'euphorie et le plaisir. Cette femme dégageait quelque chose de beaucoup plus sombre. Elle le questionna et l'homme répondit simplement :

- Oui.

Ephrem n'était pas habitué aux conversations. C'était un art qu'il maîtrisait très mal. Dans son monde, le bourreau n'en faisait aucune utilité. D'ailleurs, il ne perdait pas de temps avec ce genre de futilités. A Game City pourtant, l'exercice était devenu inévitable. Ephrem tourna enfin la tête et fixa la jeune femme dans les yeux. Il soutenait son regard sans sourire, sans trahir la moindre émotion.

- Et vous, vous êtes la propriétaire.

Ce n'était pas une question mais une affirmation, une constatation des faits. Cet endroit lui appartenait et pour cela devait être une belle réussite pour elle. Ephrem porta à nouveau son verre à ses lèvres et en but une gorgée. Il ne lui avait pas dit ça simplement pour énoncer un fait dans le vide mais bel et bien pour lui confirmer qu'il savait qui elle était.

- Je vous offre un verre ?

Son ton ne se fit ni mielleux ni chaleureux. Ephrem gardait toujours sa voix rauque et son ton monotone. Il était pratiquement incapable de ressentir des émotions, sociopathe auraient dit les mauvaises langues. A vrai dire, le blond pouvait tout de même en ressentir mais il les identifiait très mal et ne le comprenait pas. Seules les plus négatives lui restaient familières comme la colère, la haine, la rancune ou le désir de vengeance. Les émotions positives étaient nettement plus complexes à déchiffrer. Ephrem aurait pu être heureux qu'il n'en aurait pas été conscient.

L'une des seules exceptions à cette constatation était la notion de plaisir. Ephrem avait rapidement compris celle-ci, peut-être car déjà dans son monde, il en connaissait les prémices. A l'époque, abattre sa vengeance le satisfaisait. Aujourd'hui, le blond avait retrouvé la notion de plaisir dans l'alcool, le jeu et les ébats sensuels. Quand il regardait la belle jeune femme, il voyait non seulement une personne qui pourrait le comprendre, lui et son esprit détraqué mais aussi une femme qu'il adorerait toucher, embrasser et posséder. Ephrem ne ressentait ni gêne ni honte mais son incapacité à se montrer sociable réfrénait souvent ses pulsions.

- Votre hôtel est une réussite.

Phrase courte, véridique et avérée. Voilà plus ou moins le fonctionnement d'Ephrem. Si la veuve noire préférait les poèmes en vers, mieux valait sans doute qu'ils passent leurs chemins.
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Daniella Belli


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MessageSujet: Re: These are the things, the things we lost in the fire -- Dani Ven 14 Juil - 23:39


Oui, elle est la propriétaire de cet hôtel. C'est elle qui l'a fait de A à Z. C'est son château, le vestige de son passé quelque part. Bien que l'endroit n'est pas l'allure moyenâgeux du château qu'elle occupait autrefois avec son maître. Cet endroit est bien plus moderne, il n'y a pas de rempart, pas de tour, pas de donjon, pas de cachot et encore moins de salle de torture. C'est juste un hôtel tout ce qu'il y a de plus normal, plein de chambre les unes plus chers que les autres. C'est un endroit luxueux, bien plus que ce château gigantesque dont elle s'occupait seule de l'entretien. La jeune femme a réussi à faire sa place dans cette ville inconnue et pourtant, elle n'en retire pas spécialement de fierté. Elle reste la même qu'elle était, froide, inhumaine, silencieuse, stricte... oui, elle est toujours la poupée qu'on a fabriquée dans le fond. Malgré que son corps soit aujourd'hui totalement humain, elle reste une vulgaire homonculus, créature issus de l'alchimie. En ville, il était presque impossible d'ignorer que la belle était la propriétaire de cet établissement. Il faut dire que c'est le seul hôtel de luxe et que ceci a fait la une des journées pendant un moment. Alors, son visage a été étalé contre son gré dans les journaux, accompagné d'article ventant les mérites de cet hôtel pouvant attirer les touristes du monde entier vers leur petite et charmante ville qu'est Game City. Et puis, comment ignorer qui elle est alors que le barman lui-même la salué avec le nom de l'hôtel. Il ne suffit pas d'être un génie pour comprendre, un débile profond l'aurait compri. "Quelle perspicacité !" dit-elle froidement à la réalité que l'inconnu à côté d'elle avait émise. Ceci pouvait être mal interprété comme réponse, surtout avec ce ton glacial. Mais c'est qu'elle s'en fiche, c'est la reine des glaces et ça ne changera pas. Que ce soit un compliment, une vérité, une réprimande, elle ne changera pas attitude.

Ce nouveau client lui proposa de lui offrir un verre. Est-ce qu'il était sérieux ? Elle tourna son regard de glace vers lui, cherchant à savoir s'il était sérieux ou s'il plaisantait. Mais, elle n'était pas vraiment apte à comprendre l'humour. Son visage resta neutre, aucun rictus ou quoi que ce soit ne venant perturber son visage de porcelaine digne d'une poupée de collection. "Auriez vous oublié qui je suis ?" demande-t-elle simplement tout en ce demandant si cet homme était logique. Elle est la propriétaire, ici, personne n'a besoin de lui offrir quoi que ce soit. Elle peut avoir tout ce qu'elle veut. Donc si elle souhaite boire un verre, celui-ci sera gratuit et vous voulez entendre un secret ? Elle peut en boire autant qu'elle veut, même vider le bar si l'envie lui prend que personne ne pourra rien lui dire, car c'est elle le grand manitou de ce lieu ! "Je n'ai nulle besoin qu'on m'offre quoi que ce soit !" conclu-t-elle en détournant le regard sur les différentes bouteilles qui trônaient sur les étagères. En plus de ça, elle avait déjà demandé au serveur ce qu'elle voulait boire. D'ailleurs, ce dernier déposa son Bloody Mary devant elle, prouvant ainsi qu'elle n'avait pas besoin qu'on lui offre quoi que ce soit.

Son attention se concentra sur le breuvage se trouvant devant elle, laissant de côté cet homme mystérieux qui dégageait tout de même quelque chose d'étrange. Il lui rappelait un peu sa propre personnalité avec ce regard froid et cette voix qui semblait ne pas émettre la moindre émotion. La jeune femme détourna de nouveau son regard vers lui uniquement quand il complimenta l'hôtel. La logique voudrait qu'elle soit contente, que ceci lui arrache un sourire ou du moins transforme son visage froid et fermé. Mais non, ceci ne changea rien à son expression qui resta là même. Daniella n'est pas sensible à ces choses-là. En fait, elle reste une sorte de poupée qui ne comprend rien aux humains. "Bien sûr qu'il en est une !" confirme t-elle un peu comme une vantardise, bien que ceci n'en soit pas une. C'était la vérité. C'est que la belle sait ce qu'elle a accomplie, elle ne va donc pas se cacher derrière ça. Si on lui dit que c'est bien, elle l'accepte comme la vérité que c'est. "J'ai l'impression que ce genre d'endroit n'est pas votre élément pourtant !" affirme t-elle en se tourna vers lui pour mieux l'observer. Oui, quelque chose d'étrange émanait de lui, une impression particulière. Tout comme elle, il était froid pour ne pas dire glacial, le genre d'homme à n'avoir aucune expression. Lui aussi, à sa manière était une sorte de poupée. "Je vous imagine davantage dans un lieu obscure !" dit-elle, bien qu'elle aurait pu ajouter les mots crasseux, poisseux et sale dans sa phrase, mais elle s'en était abstenu. "Mais je me trompe peut-être !"
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MessageSujet: Re: These are the things, the things we lost in the fire -- Dani Mer 19 Juil - 23:22

Things we lost to the flamesDaniella Belli & Ephrem Stone Sous son apparence tirée à quatre épingle et son teint de porcelaine, on discernait le démon. Ephrem avait pu ressentir cette nonchalance que dégageait Daniella dès qu'elle était entrée dans la pièce. Elle l'intriguait. Elle aurait mérité sa place à Silent Hill, elle y aurait même été parfaitement à sa place, le monstre qu'il était en était persuadé. La femme répondit sèchement à sa remarque, attirant le regard d'Ephrem. Une nouvelle lueur venait de s'illuminer dans ses yeux. Sa façon désinvolte de répondre, son ton cinglant, le blond en avait tué pour bien moins que ça. Et pourtant, il trouvait ça fascinant chez Daniella.

Elle sembla surprise, presque même offensée qu'Ephrem veuille lui offrir un verre. Le blond baissa les yeux sur elle, il n'avait certainement pas oublié qui elle était ou la fonction qu'elle occupait. Dans ce monde, tout était régi par l'argent. Le pouvoir, l'amour, le sexe. Ephrem ne vivait que pour ces trois choses et il avait très vite réalisé que seul l'argent pouvait l'y mener. Alors même si Daniella aurait pu avoir ce verre gratuitement, si elle avait accepté qu'il le lui paye, cela l'aurait engagée à quelque chose. Quelque chose qu'elle réfuta avec véhémence.

Daniella lui assura qu'elle n'avait besoin de rien, Ephrem en doutait fortement. Tous les deux, ils étaient en marge de la société. Il leur manquait cet éclat de vie, cette palette de sentiments que les autres avaient reçus au montage et pas eux. Ce petit je-ne-sais-quoi, Daniella pouvait faire semblant de ne pas en avoir besoin, son visage inexpressif hurlait le contraire. Le blond se garda pourtant bien de le lui faire remarquer. Lui, l'être immoral et insensible au possible, ne donnerait pas de leçon à un autre individu dans son genre.

Son observation sur la réussite de l'hôtel arracha une réplique cinglante à Daniella. Ephrem s'attendait à ce que les banalités se poursuivent mais la belle préféra opter pour une solution plus invasive. Le blond soutint son regard et s'il avait pu sourire, il l'aurait sans doute fait en cet instant. Elle avait mis le doigt sur quelque chose, une partie de lui que le blond tâchait de dissimuler. Pourtant, elle ressortait dans chacun de ses gestes, chacune de ses paroles. Il était foncièrement mauvais et cette noirceur suintait de chaque partie de son être. Daniella semblait y être sensible. Sans doute parce qu'elle l'était tout autant que lui.

- Non, ce n'est pas mon genre d'endroit.

Il porta son verre à ses lèvres et goûta l'alcool. Ephrem se tourna ensuite vers Daniella et se pencha légèrement vers elle comme s'il s'apprêtait à lui livrer un secret.

- Tout est trop beau, trop propre et trop gentil ici. Je préfère quand c'est plus sale, plus vrai et plus fort.

Le blond resta toujours accroché à son regard. Il en faisait qu'énoncer une pure vérité. Sa ville de naissance était une immondice, un déchet titanesque à peine qualifiable de ville. Si Daniella avait été capable de voir ça chez lui, c'était sans doute car elle-même avait un passé similaire. Pourtant, nul doute qu'elle se fondait bien mieux dans le décor qu'Ephrem. L'homme ne lui poserait pas cette question. Il s'en foutait. Qui elle était, d'où elle venait, pourquoi elle ressentait les mêmes étranges émotions que lui. Dans l'immédiat, tout ce que le blond désirait c'était la voir souffrir. Ou peut-être la posséder. Ou peut-être les deux. Daniella réveillait chez lui des sentiments divergents.

- Tout ça n'est qu'une façade. Pour cacher qui vous êtes réellement.

Un monstre, comme lui. Mais un monstre qui avait su se draper de soie et s'entourer de diamants. Ephrem, pour sa part, avait choisi le sang et les crochets au plafond. Nettement moins poétique.

- Est-ce que vous êtes vide à l'intérieur ?

C'était une sensation qu'il ressentait souvent. Surtout en présence d'autres individus. Quand les gens se mettaient à rire alors qu'il n'en voyait pas l'intérêt. Quand ils pleuraient alors qu'Ephrem restait de marbre. Toutes ces circonstances où le blond avait l'impression d'être une coquille vide. Daniella en était une, elle aussi. Qu'elle le veuille ou non, il en était persuadé. D'ailleurs, était-ce un crime de tuer une coquille vide ? Après tout, ce n'est pas comme si elle dissimulait une âme. Ephrem ne pouvait s'empêcher de lorgner le cou dégagé de Daniella, un cou long et fin qui accueillerait si parfaitement ses deux grandes paumes. Paradoxalement, ses yeux voyaient aussi les lèvres de la femme dont il s'emparerait volontiers pour l'étouffer dans un baiser interminable. Ephrem détestait les femmes, les hommes aussi et tout ce qui lui donnait envie de tuer ou pire, de continuer à vivre.
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Daniella Belli


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MessageSujet: Re: These are the things, the things we lost in the fire -- Dani Mer 26 Juil - 0:16


Cet homme était fort intriguant, du moins, il était différent de ceux qu'elle pouvait voir d'ordinaire assit au bar. Certes, il lui avait adressé la parole, comme le font beaucoup peut-être dans l'espoir de la draguer ou d'obtenir sa sympathie pour ce faire offrir un verre. Lui... lui ne semblait pas être un profiteur, l'une de ces personnes normales qui ignore quel genre de monstre glacial peut-être Daniella. A le voir, il ne collait pas à l'ambiance de l'hôtel et de son bar. Il faut dire qu'ici tout est chic, reluisant, luxueux... La jeune femme avait cherché à faire de cet endroit quelque chose de beau et grandiose, différent du château où elle a vu le jour. Mais l'influence des vieilles pierres pouvaient tout de même se sentir en voyant certaine colonnades, ou encore les grands lustres pouvant éclairer les immenses salles de l'hôtel. Les clients l'ignorent, mais il y a aussi des sous-sols, bien loin de la cave habituelle, le genre d'endroit sombre et sinistre qu'elle seule connait. Cet endroit méritait sa part de secret après tout.

L'homme lui confirma ne pas être un habitué de ce genre d'endroit. Elle avait vu juste, ceci ne pouvait pas échapper à son regard. A croire qu'elle arrive à cerner les gens d'un simple regard. Quoi que non, c'est peut-être juste son allure qui ne colle pas, même s'il faisait un effort. On ne peut pas changer ce qu'on est, la demoiselle le sait très bien. C'était bien triste d'apprendre qu'il préférait la saleté. Elle déteste ça notre Daniella. Son boulot était autrefois d'entretenir le château, elle le faisait tenir debout, nettoyant les multiples couloirs, les nombreuses pièces, préparant à manger. Hélas, une seule personne ne pouvait pas suffire pour l'immensité du château. Mais ce n'était qu'une "poupée", alors la fatigue lui était inconnue. "Le fait que ce soit propre n'empêche pas que cet endroit soit vrai et fort," rétorque-t-elle en le regardant du coin de l’œil. Puis, elle se concentra de nouveau sur son verre. Ce n'est pas qu'elle n'aime pas la critique, mais l’hôtel est sa plus belle création. C'est un peu comme son bébé et quand on sait que dans son monde elle ne pouvait pas procréer ceci à un sens très fort pour la demoiselle. D'ailleurs, elle pense toujours être incomplète, dans l'incapacité de créer un enfant, ce qui rend son lien avec ce bâtiment encore plus fort.

D'après son étrange interlocuteur, ce qu'elle avait créé, n'était qu'une façade. Oh, c'est qu'il se la joue psychologue ou quelque chose comme ça ? Sa tête se tourna donc vers lui, toujours aussi froide et inexpressive. "Parce que je vous donne l'impression de me cacher ?" siffle-t-elle entre ses dents. Si c'était vraiment le cas, elle n’aborderait surement pas ce visage froid, elle serait souriante, aurait l'air amicale et surtout serait bien moins froide envers les gens. Donc, non ! Il n'y a pas de façade. Elle a juste créé ce qu'elle voulait, quelque chose de beau et grandiose, comme ce qu'elle avait connu dans son ancienne vie. "Peut-être que vous vous êtes construit une façade pour mieux vous fondre dans ce monde. Mais pas moi !" A quoi bon se cacher ? Elle connait bien trop de peu de chose sur la vie humaine pour pouvoir se permettre de faire ça et d'avoir l'air "normale". La question qui suivi lui fit redresser la tête, posant son regard de glace dans celui d'Ephrem. C'était une question qui prenait tout son sens, une sorte de vérité que personne n'avait encore cité devant elle. Son intêret pour ce drôle de personnage se mit à grandir d'un coup. "C'est à vous de me le dire !" répond-t-elle simplement. Est-ce qu'elle doit juger de ce qu'elle est ? Un ancien pantin crée de toute pièce par un alchimiste. Est-ce suffisant pour dire qu'elle est vide ? A-t-elle une âme ? A-t-elle un coeur ? Peut-être que ce corps correspond à la définition complète du mot humain, mais elle est loin d'en être une. Son esprit est toujours aussi sombre, fermé et malade qu'autrefois. "Aux yeux des gens, je suis une femme normale, belle et distante. Mais dans le fond, je suis toujours le pantin articulé et fidèle de mon maître." En disant cela, elle avait regardé ses mains, comme si elles n'étaient pas réelle où à elle. "Oui... je suis certainement vide à l'intérieur. Si ça ne serait pas le cas, je ressentirais surement quelque chose ?" demande-t-elle en observant de nouveau son interlocuteur.
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