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 And I said hey, what's going on ? - Deuce

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Mike Munroe


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▌JE SUIS NÉ(E) LE : 18/01/1989
▌ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ▌AVENTURES VÉCUES : 161
▌ARRIVÉ(E) LE : 18/09/2016
▌CRÉDITS : (c)Ironshy
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MessageSujet: And I said hey, what's going on ? - Deuce Mar 27 Sep - 15:20

And I said hey, what's going on ?
Deuce & Mike



Ces mêmes couloirs métalliques, cette odeur de sang et de rouille dans ses narines. Mike était de retour. Quelques bruits de pattes s'abattant sur le sol lui firent réaliser que son fidèle compagnon canin était à ses côtés. Le jeune homme se retrouvait dans ce foutu hôpital psychiatrique, celui de la Blackwood Mountain. Au loin, des hurlements bestiaux. Ils approchaient. Son pouls s'accélérait, ses jambes se mettaient à le propulser vers l'avant. Dans son dos, une sueur froide, glaciale, glissant le long de son échine. Les cris se rapprochaient significativement. Des voix lui parvenaient à l'autre bout du couloir, ses amis lui hurlaient de courir plus vite. Son groupe, ce groupe avec lequel Mike avait vécu tant d'horreurs. Tous l'attendaient là-bas, au bout du tunnel. Donnant plus d'impulsion dans chacun de ses pas, Mike gagna en vitesse. Il put presque entendre les cris d'encouragement de Sam et des autres.

Brusquement, une griffe lui pourfendit le mollet. Un long hurlement plaintif lui échappa. Quelque part dans le lointain, les voix de ses amis se turent. Mike fut projeté au sol et traîné vers l'arrière. Il eut beau se débattre, hurler et tenter de se dégager, rien n'y fit. On l'emmenait, l'obscurité l'avalait. C'était terminé, il avait échoué cette fois.

Mike se redressa brutalement dans son lit. Tous ses draps gisaient en un amas de tissus à même le sol. Son corps nu ruisselait de sueur et ses ongles s'étaient enfoncés dans le bois du lit. Il s'avança jusqu'à la salle de bain pour tomber nez-à-nez avec le reflet d'un cadavre. Pâle comme la mort, de lourdes cernes violacées soulignaient son regard. Ses lèvres tremblaient, ses mains de même. Tout chez lui hurlait la peur et le désarroi. Mike ne pouvait pas rester comme ça, il n'était pas du genre à se laisser abattre. Il avait survécu à bien pire que des cauchemars !

L'infirmier passa sous la douche et laissa l'eau apaiser ses muscles hyper tendus. Il ferma les paupières mais les rouvrit aussitôt car à peine fermait-il les yeux que les crocs acérés et la chair en décomposition des wendigos, lui surgissaient en mémoire. Mike ne sortit qu'une bonne heure plus tard, s'habilla rapidement et attrapa ses clés de voiture. Ce n'était pas prudent de conduire dans son état de stress mais il était incapable de rester en place. Un rapide coup d'oeil à son téléphone lu indiqua qu'il était plus de deux heures du matin. Une heure déraisonnable pour rendre visite à quelqu'un. Heureusement, Mike n'allait pas chez quelqu'un. Il allait chez Sam.

Depuis les évènements de Blackwood, les deux jeunes gens s'étaient rapprochés. Mike avait confiance en elle et Sam était capable de le calmer, de dédramatiser une situation explosive. Ils avaient vécu les mêmes horreurs et pratiquement en même temps bien que Sam n'ait pas vu la totalité de l'hôpital psychiatrique ou encore le sanatorium ... mais qu'importe, la blondinette en avait vu bien assez pour comprendre ce que Mike endurait.

Il se gara en bas de chez elle et sortit de son véhicule pour rejoindre l'appartement. Sa mine était pâle à faire peur mais Sam comprendrait. Mike s'adossa à la porte et frappa plusieurs grands coups contre celle-ci. Sans doute allait-il la réveiller, sans doute allait-il la déranger. Malheureusement, il n'avait personne d'autre vers qui se tourner. Les autres ne comprenaient pas aussi bien ce par quoi il était passé. Sam était sa confidente et il avait besoin de celle-ci.

- Sam, t'es là ? C'est Mike ... je passe une nuit de merde, j'ai vraiment besoin de te parler de tout ça ...

Malheureusement, ce ne fut pas une petite blonde au regard pétillant qui ouvrit la porte mais une brune aux grands yeux innocents. Mike se sentit soudainement ultra gêné. Elle allait sans doute l'incendier et le menacer d'appeler la police ... après tout, avoir un inconnu qui tambourine à votre porte à deux heures du matin, ça ne doit pas rassurer de nombreuses personnes. Mike baissa donc la tête et s'excusa piteusement.

- Oh. Désolé. Je pensais que Sam serait là. Je ne voulais pas vous déranger, je vais vous laisser. Bonne nuit et encore désolé.

Mike se redressa et lança un ultime sourire confus à la demoiselle. Elle pourrait reprendre sa nuit et lui, il irait sans doute errer en ville dans un bar où peut-être, il oublierait les incidents du passé.
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Deuce Al-Rashia


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▌JE SUIS NÉ(E) LE : 08/02/1995
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Ton âge : 22 ans les potos !
localisation : à la fac, à l'orphelinat, ou bien dans cet appartement que je partage avec Aloy
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MessageSujet: Re: And I said hey, what's going on ? - Deuce Jeu 29 Sep - 15:48

AND I SAID HEY WHAT’S WRONG ?MIKE&DEUCE;

Son crayon courait seul sur la feuille de papier. Ce dernier s’appliquait à équilibrer les différentes équations chimiques que la Brunette avait expérimentées dans ses travaux pratiques de l’après-midi. L’assiette de légumes et sa sauce blanche qui lui servait de dîner, était presque terminés. La seule lumière de l’appartement qui était allumée, était celle de sa chambre. Pas un seul bruit ne se faisait entendre hormis une douce mélodie qui s’échappa de la stéréo. Elle était seule ce soir, sa colocataire, Sam l’avait prévenu qu’elle rentrerait tard, voire même qu’elle ne rentrerait pas du tout. Un voire même plusieurs dossiers importants sur lesquels, elle devait travailler. Normalement leurs activités professionnelles et étudiantes ne se gênaient pas entre elles, mais la Blondine avait besoin de tous les outils juridiques à sa disposition et il était donc plus simple pour elle de se déplacer à son bureau, que de devoir tous les ramener ici. Deuce avait acquiescé et n’avait pas oublié de lui glisser un petit Tupperware de cookies maison qu’elle avait fait dans l’après-midi. Avenante, la jeune Benjamine de la Classe Zéro. Voilà ce à quoi ressemblerait mes soirées si j’étais seule. Ce sentiment de solitude : le plus grand démon de la jeune femme. Elle qui ne vivait presque que grâce à eux. Elle qui avait retrouvé le courage grâce à ses amis. Eux qui avaient séché ses larmes. Eux qui avaient cru en la Brunette. Eux qui l’avaient aidé à devenir ce qu’elle était. Eux qui avaient forgé la petite Deuce. Le simple fait de penser à eux lui fit un pincement au cœur. Eux sur qui elle comptait tellement, ils n’étaient pas là. Ils n’étaient pas là, à ses côtés. Ils n’étaient pas à Game City, ou du moins elle ne les avait pas encore retrouvés. Mais elle ne perdait pas espoir. Si elle avait pu avoir une nouvelle chance, une nouvelle vie, pourquoi pas eux aussi ? Un maigre sourire se dessina sur ses lèvres. Cette fameuse solitude qu’elle avait tant redoutée, n’était jamais présente. Elle ne le fut jamais. Grâce à ses études de pharmacie. Grâce à tous ces jeunes dont elle devait s’occuper à l’orphelinat. Grâce à cette colocation qu’elle menait avec Sam. L’étudiante tourna la tête afin de consulter l’heure sur son réveil, il était presque vingt-trois heures. Pour une fois elle pourrait se coucher tôt. Profitant de pouvoir peut-être enfin passer une bonne nuit réparatrice, elle se glissa dans ses draps ainsi que dans les bras de Morphée jusqu’à entendre un grand boum.

Un grand boum puis un autre, tous plus rapprochés les uns que les autres, prenant de plus en plus d’intensité, d’ampleur. Machinalement, Deuce se leva. Son esprit embrumé avait encore besoin d’un petit peu plus de temps pour déterminer d’où venait ce tapage nocturne, mais son inconscient avait quant à lui déjà perçu que ce son venait de la porte d’entrée. Quelqu’un était en train de tambouriner contre leur porte. Hum Sam c’est toi ? Tu as oublié tes clefs ? Murmura-t-elle d’un ton à peine audible pour elle-même. Plus de deux heures du matin. Finalement elle n’aura eu l’occasion de ne dormir que trois heures. C’était toujours plus que les nuits blanches qu’elle passait parfois à l’orphelinat. Sam, t'es là ? C'est Mike ... je passe une nuit de merde, j'ai vraiment besoin de te parler de tout ça ... Même son esprit encore pas très réveillé savait faire la différence entre la voix de sa colocataire et celle qui s’élevait dans le couloir du bâtiment. La tonalité était bien trop grave pour que cela soit la Blondinette. Se frottant doucement les yeux, l’instant d’après elle avait déjà ouvert la porte de leur appartement en pyjama, mais c’était bien la dernière des choses qui l’importait. La porte dévoila un jeune homme. Un visage qu’elle n’avait encore jamais vu, mais qui la marqua au premier regard. Certainement à cause de son teint pâle voir même cadavérique et de ses cernes creusés et quelque peu violacés sous ses yeux. Il n’en fallait pas vraiment plus à la jeune femme pour comprendre que quelque chose n’allait pas. Cela, en plus du fait qu’il venait tambouriner à leur porte, à une heure aussi tardive. Son esprit était totalement réveillé et en éveil à présent. Perturbé de voir la Brunette ouvrir la porte à la place de sa colocataire, le jeune homme baissa la tête, gêné. Oh. Désolé. Je pensais que Sam serait là. Je ne voulais pas vous déranger, je vais vous laisser. Bonne nuit et encore désolé. Un dernier léger sourire de sa part et Deuce comprit qu’il était sur le point de s’en aller, sur le point de partir.

Non attendez ! Vous êtes un ami de Sam, c’est ça ? Je suis Deuce, sa colocataire. Elle m’a prévenue qu’elle ne rentrerait pas ce soir, qu’elle devait potasser des dossiers au bureau, je crois. Mais je… Non elle ne pouvait décemment pas le laisser partir. Pas dans cet état-là. Pas avec ce regard-là. Un regard qui en disait long. Extrêmement long. Un regard qu’elle avait déjà vu à un moment donné lorsqu’elle regardait son propre visage dans un miroir. Un regard nostalgique empli de souvenirs douloureux et terrifiants. Certes c’était un ami de Sam, il était venu pour elle et elle n’était absolument pas la jeune Blondine, mais elle ne pourrait certainement pas se le pardonner s’il lui arrivait quelque chose alors qu’il était venu chez elle et qu’elle n’avait rien fait. Elle aussi se serait certainement perdue en chemin si elle n’avait pas pu compter sur ses propres amis. Sur ceux qui l’ont soutenu. En fait vous ne me dérangez pas, je n’arrivais pas à dormir de toute façon. J’allais justement me faire un thé, vous en voulez un aussi ? Enfin je peux aussi vous faire un chocolat ou un café, pas obligatoirement un thé. Lâchant un léger rire face à sa propre maladresse et timidité, la jeune femme se décala légèrement entraînant la porte avec elle, l’ouvrant un petit peu plus comme pour l’inviter à entrer à l’intérieur. Elle écouterait son système immunitaire plus tard, celui qui lui disait que dormir n’était pas une si mauvaise idée. Elle l’écouterait lorsqu’elle aurait fini d’écouter et d’apaiser la conscience du jeune homme, de celui qui était venu frapper à sa porte.

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MessageSujet: Re: And I said hey, what's going on ? - Deuce Sam 1 Oct - 13:49

And I said hey, what's going on ?
Deuce & Mike



La petite brune paraissait encore endormie, rien de bien étonnant vu l'heure matinale. Mike s'en voulait de la déranger et il espérait sincèrement ne causer aucun ennuis à son amie Sam avec sa colocataire ! Après tout, l'infirmier ignorait tout de cette demoiselle et ne savait pas si elle irait râler sur Sam d'avoir des amis irresponsables au point de venir tambouriner à leur porte en pleine nuit, ou pas. Mike s'excusa donc platement, tentant de faire bonne impression malgré ce premier contact désastreux. Il s'apprêtait à partir quand la brune l'interpella.

Elle s'appelait Deuce et était la coloc de Sam. Mike lui adressa un petit sourire confus, à nouveau. Il se rappelait avoir vaguement entendu parler d'elle de la bouche de leur blonde commune. Si ses souvenirs étaient bons, Sam s'entendait plutôt très bien avec Deuce et les deux jeunes femmes étaient amies. Cela voulait probablement dire qu'il était tombé sur une personne avenante. D'ailleurs, puisqu'elle s'était présentée, Mike se devait d'en faire de même par politesse.

- Oui, je suis un bon ami de Sam. Je m'appelle Mike.

Il ne savait pas vraiment si Sam avait pu parler de lui à sa colocataire. Leur expérience passée était tumultueuse, semée de créatures cauchemardesques et de souvenirs sanglants. Peut-être la blonde avait préféré taire tout cela à sa colocataire et passer pour une fille normale, au passé standard. Si tel était le cas, Sam aurait eu bien raison.

Contre toute attente, Deuce lui avoua être insomniaque et avoir besoin d'un thé. Elle proposa même à Mike de lui en servir un. L'infirmier pesa le pour et le contre. Il se dégageait de cette jeune femme une chaleur humaine incroyable, une douceur et une gentillesse qui se lisaient sur son visage. Mike ne savait pas s'il pouvait se permettre de parler avec elle de ce qu'il avait vécu sans risquer de trahir Sam. Cependant, la compagnie de Deuce lui paraissait bien plus appréciable que celle de vieux saoulards abandonnés dans les bars de la ville.

- Vous êtes sûr que ça ne vous dérange pas ?

Il hésitait encore mais la demoiselle ouvrit la porte pour le laisser entrer. Mike revint alors sur ses pas et entra dans cet appartement qu'il connaissait déjà. Il avait parfois rendu visite à Sam mais jamais bien longtemps. En général, il ne faisait que passer la chercher et ensuite, ils allaient boire un verre ou ville ou manger au restaurant. Ce soir, la blonde n'était pas là et ce serait la brune qui l'accueillerait. Mike se tourna vers Deuce.

- Si le café tient toujours, je suis partant !

La nuit avait été rude et elle l'était encore. Un peu de caféine lui redonnerait sans doute l'énergie nécessaire pour affronter la suite jusqu'à l'aurore. Mike ne connaissait pas énormément de choses à propos de Deuce si ce n'était qu'elle lui semblait sympathique. Il se permit de la suivre à la cuisine pendant qu'elle préparait les tasses et les boissons.

- Vous aussi, vous avez des problèmes de sommeil ?

Parfois, même les personnes qui paraissaient les plus heureuses ou les plus douces avaient vécu des horreurs. Les apparences sont trompeuses. Mike en savait un rayon à ce sujet ! Une fille adorable, naïve et à la limite de l'innocence, s'était transformée en la créature la plus redoutable, violente et sanguinaire qu'il ait pu croiser en une vie. Comme quoi, rien n'est jamais acquis.
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Deuce Al-Rashia


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MessageSujet: Re: And I said hey, what's going on ? - Deuce Lun 3 Oct - 22:05

AND I SAID HEY WHAT’S WRONG ?MIKE&DEUCE;

Sa question et ses paroles résonnèrent doucement dans le couloir de l’immeuble, stoppant net le retour, le départ de celui qui était venu tambouriner à leur porte. A sa porte. C’était l’effet qu’elle espérait. Se présentant, la Brunette eut le souci d’excuser sa colocataire absente. Aucunes des deux jeunes femmes n’avaient fait une quelconque erreur, mais c’était presque comme excuser le Destin d’avoir choisi un si mauvais jour. La Blondine avait choisi ce jour-là pour potasser ses dossiers et lui avait choisi, sans réellement le faire, ce soir-là pour venir la voir. Et Deuce se retrouvait à la croisée des chemins. Oui, je suis un bon ami de Sam. Je m'appelle Mike. Mike : un nom qui lui disait vaguement quelque chose. Un nom qu’elle avait déjà entendu dans la bouche de son amie. Un soir également, toutes les deux en étaient venues à parler de leur propre cercle d’ami à Game City. Alors que Sam énumérait plusieurs noms, des noms d’amis de longue date, des amis qu’elle avait connus avant cette ville. Un large sourire avait naquit sur les lèvres de sa camarade ce qu’elle ne put s’empêcher d’imiter jusqu’à ce que cette dernière lui retourne la question. A cette simple évocation son sourire s’était teinté de nostalgie. Deuce aussi avait des amis chers à son cœur, ses treize camardes de la Classe Zéro. Ces camarades qui étaient sa famille. Qui étaient le pilier sur lequel reposait son passé. Qui étaient la lumière éclairant son futur. Ses amis, ses camarades qui étaient morts avec elle. Morts pour protéger leur patrie. Morts au combat pour enfin s’émanciper du Destin. La Brunette avait ce soir-là préférée se concentrer sur les quelques connaissances et amitiés encore fragiles qu’elle avait pu se faire dans cette nouvelle vie. Comment parler d’un tel passé à sa colocataire ? Comment lui parler de Deuce l’officier, le numéro Deux de la Classe Zéro, la musicienne aux grands pouvoirs de soutien ? Comment lui parler de celle qui avait défendu sa patrie, qui avait défendu son Cristal, contre les trois autres nations ? Comment lui dire qu’elle avait fait tomber des personnes sur le champ de bataille, mais qu’elle y était tombée elle-même plus d’une fois ? Comment lui expliquer qu’elle avait toujours réussi à se lever ? Comment lui expliquer qu’elle essayait de rétablir la paix alors que c’était quelque chose de perdu d’avance ? Perdu d’avance car la Spirale dans laquelle ils étaient ne le leur permettrait pas. Parce que ces mêmes cristaux que chaque nation s’appliquait à protéger, ne voulaient qu’une seule chose : que la guerre continue. Toujours, sans aucune fin. Non, Deuce n’avait pas pu se résoudre à lui expliquer tout ceci pour lui faire part de ses camarades.

Vous êtes sûr que ça ne vous dérange pas ? Deuce secoua vivement la tête en joignant ses gestes à la parole, ouvrant un peu plus grand la porte de leur appartement pour l’inviter à entrer. Non, elle ne pouvait décemment pas le laisser partir, pas après avoir vu ce regard terrorisé. Acceptant finalement son invitation, Mike finit par entrer. Doucement, l’étudiante referma la porte le plus silencieusement possible afin de ne pas réveiller le reste du bâtiment. Alors qu’elle se retournait, ce dernier lui signifia qu’il serait partant pour un café. Si le café tient toujours, je suis partant ! Un léger sourire étira ses lèvres Très bien, va pour un café alors ! Se mettant en marche jusqu’à la cuisine, la Brunette attrapa au passage un long et léger gilet gris qui lui appartenait, au niveau du porte-manteau avant de le passer. Les nuits commençaient petit à petit à se rafraîchir. La fraîcheur matinale s’insinuait à l’intérieur de leur l’appartement et le gilet couvrant ses bras et ses jambes jusqu’aux genoux, lui redonnait un peu de la chaleur qu’elle avait perdu en quittant ses draps prématurément. Arrivant à la cuisine, la jeune demoiselle s’affairait déjà à préparer la cafetière pour lui et la théière pour elle-même. Elle sortait les dosettes de café, sa boîte à thé et les tasses des placards. Vous aussi, vous avez des problèmes de sommeil ? Un léger rire lui échappa, sa cuillère chargée de thé s’immobilisa : tant de formalité lui rappelait son passé où cette dernière était de rigueur face à ses supérieurs hiérarchiques. Une formalité qui vola en éclat lorsque la fin du monde arriva. Tout le monde avait fui. Sauf eux. Oh non pas besoin de tant de formalité avec moi ! Par ses simples mots, elle l’incitait à ne surtout pas la vouvoyer,alors qu’elle terminait de mettre le thé dans son infusateur. La machine à café émettait déjà un bruit de ronronnement, la bouilloire un petit sifflement à peine audible. La Benjamine de la Classe Zéro se sentirait presque prendre de l’âge. Elle qui en avait déjà pris en revenant à la vie.Mais pour répondre à ta question : je n’ai pas réellement de soucis de sommeil à proprement parlé. En fait, je suis surveillante à l’orphelinat de la ville, en plus de mes études : j’étais de nuit la semaine dernière. Et disons qu’il est plus facile de rentrer dans cette routine du travail de nuit, que d’en sortir si tu veux mon avis ! Deuce avait juste omit volontairement le détail le plus important, celui disant qu’elle avait retrouvé un semblant de rythme et que donc elle n’était absolument réveillée avant qu’il n’arrive. Mais pas besoin de lui ajouter un souci de plus.

Alors que la café termina finalement de couler, elle tendit à Mike sa tasse fumante. Au même moment la bouilloire cliqueta et la jeune femme versa l’eau chaude dans sa propre tasse. Mais il n’y a pas de soucis à se faire pour moi, ce n’est qu’une question d’habitude. Par contre à la place de Sam, je m’inquiéterais plutôt pour toi… Enfin, je… Je ne voudrais pas paraître indiscrète ou malpolie, d’ailleurs si c’est le cas je m’en excuse par avance, mais… Tu n’avais vraiment pas l’air d’être ton assiette quand je t’ai ouvert… Pour ne pas dire terrifié. Les mains encerclant sa tasse, le regard de la Flûtiste s’était baissé sur le liquide et la couleur ambrée qu’il prenait petit à petit. Elle ne voulait pas paraître indiscrète, pas le moins du monde. Elle ne voulait pas le mettre plus mal à l’aise qu’il ne l’était déjà. Au contraire, elle se proposait d’être une oreille attentive l’espace d’un instant. Et sa voix qui avait pris un ton doux et avenant, traduisait cette pensée qu’elle n’arrivait pas à formuler. Elle lui glissait une opportunité de pouvoir en parler avec quelqu’un. Avec quelqu’un qui comprendrait malgré une histoire diamétralement opposée. Quelqu’un qui comprendrait parce qu’elle-même avait déjà eu une pareille terreur dans son propre regard…

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MessageSujet: Re: And I said hey, what's going on ? - Deuce Dim 9 Oct - 11:40

And I said hey, what's going on ?
Deuce & Mike



Le poids de l'absence de Sam l'avait écrasé. Cette petite blonde au sourire pétillant était la seule avec qui Mike abolissait toutes barrières. Plus besoin d'être l'homme fort, le superhéros au tempérament indestructible. Auprès de Sam, il pouvait n'être que le garçon qui avait failli se faire tuer maintes fois par des démons sur pattes et qui avaient vu ses amis se faire torturer psychologiquement. Malheureusement, la blondinette n'était pas chez elle. Mike ne se sentait pas d'aller importuner quelqu'un d'autre. La seule autre personne qui aurait un tant soit peu pu le comprendre, aurait été Chris. Et celui-ci étant en couple avec Ashley, Mike refusait de venir interrompre leur petite nuit d'amour pour leur jeter au visage ses problèmes pathétiques de fantômes du passé.

Heureusement, la jeune fille qui avait ouvert lui proposa d'entrer et de se poser quelques instants. Mike avait besoin d'une oreille attentive, besoin d'attention et de soutien comme un naufragé implore le ciel de lui envoyer un rondin de bois auquel se raccrocher avant la noyade. Deuce était cette main tendue dont Mike avait désespérément besoin. Il entra donc dans l'appartement et opta pour un café, observant la demoiselle enfiler un gilet et se diriger vers la cuisine pour préparer les boissons chaudes.

Spontanément, elle l'autorisa à se débarrasser des conventions. Mike esquissa un sourire, le vouvoiement imposait une distance qui aurait été bien peu appréciable vu qu'il se sentait d'humeur à discuter sincèrement avec Deuce. La brune lui révéla alors un détail qui lui fit baisser la tête. Elle menait de front un cursus scolaire et un travail à l'orphelinat. Il devait sans doute l'importuner. Sans parler du fait qu'elle devait en avoir entendue des histoires de traumatismes du passé ... Cependant, cette expérience dont elle bénéficiait, cela pouvait s'avérer un avantage. Peut-être Deuce comprendrait-elle. Peut-être pourrait-elle compatir à son sentiment de perdition.

Deuce lui lança alors une remarque qui le fit sourire. Elle avait su lire sur son visage que ça n'allait pas fort, en même temps, vu la tronche de déterré qu'il se payait, pas étonnant. Mike se massa la nuque, mal à l'aise. Pouvait-il se confier à Deuce sans risquer de trahir Sam ? Rien ne lui disait que la blondinette avait été franche et ouverte à propos de son passé auprès de sa colocataire. D'un autre côté, inutile d'impliquer son amie. Mike pouvait ne parler qu'en son nom.

- J'ai quelques problèmes de sommeil ... des trucs du passé qui reviennent ... d'habitude, j'en parle à Sam, elle m'écoute et elle me comprend. Puis tu la connais, elle sait toujours remonter le moral ou chasser les mauvaises pensées.

Il esquissa un sourire et s'installa plus confortablement dans le canapé, attendant que Deuce se rapproche avec les boissons pour continuer à parler. Après tout, il était tout de même venu là pour se livrer. Même si ce n'était pas une chose très simple à faire pour lui.

- Certaines nuits, je ne supporte plus d'être tout seul chez moi. J'ai presque l'impression que toutes les ombres sont menaçantes.

Mike pouffa de rire, il se sentait ridicule. On lui avait toujours dit que seuls les petits garçons peuvent se permettre de ressentir la peur, de s'exprimer à propos de celle-ci. Les hommes, eux, ils n'ont peur de rien. C'était bien plus facile à dire qu'à faire. Les crocs des wendigos, leur souffle répugnant sur sa nuque, leurs hurlements bestiaux dans le lointain. Tout résonnait à ses oreilles comme une ritournelle dont il ne se séparerait jamais. Mike leva le regard pour croiser celui de Deuce. Elle paraissait si gentille, si douce. Impossible qu'elle puisse comprendre le genre de traumatisme par lequel il était passé et par lequel il passait encore.

- Je devrais pas t'ennuyer avec tout ça. Tous ceux avec qui j'en ai parlé m'ont dit d'apprendre à vivre avec ce putain de voyage catastrophique ... faut que je m'y fasse.

Il secoua la tête, il s'était laissé emporter.

- Désolé ... je voulais pas être vulgaire.

Mike baissa à nouveau la tête. C'était plus difficile que prévu de se confier à une inconnue ...
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Deuce Al-Rashia


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MessageSujet: Re: And I said hey, what's going on ? - Deuce Sam 15 Oct - 23:20

AND I SAID HEY WHAT’S WRONG ?MIKE&DEUCE;

Le passé nous rattrape tous. Les troubles du sommeil : Deuce n’en avait pas réellement à l’heure actuelle, pas moins qu’elle n’avait un problème de cycle : son organisme s’était déjà réadapté au rythme d’une semaine normale, d’une semaine de travail d’après-midi à l’orphelinat, mais elle n’avait pas pu décemment le laisser partir. Parce que ce regard elle le connaissait. Ce regard perdu, terrorisé. Elle connaissait ces mêmes troubles qu’elle affirmait ne plus avoir à l’heure actuelle. Elle les avait connues pourtant, elle était passée par là. Ses yeux étaient baignés de larmes à l’époque, un sentiment, un souvenir de panique s’était emparé d’elle ; son cœur déchirée par la perte qu’elle venait de subir et dont pourtant elle ne se souvenait déjà plus. Elle ne se souvenait déjà plus du nom de ses parents, du visage qu’ils pouvaient avoir. Tout ce dont la petite fille se souvenait : c’était d’avoir perdu ses parents. Ainsi lorsque ses pleurs finissaient par l’exténuer, la plongeant dans un sommeil léger, son cerveau essayait de reconstituer le souvenir de ce drame : il essayait de lui donner du sens. Du sens pour ne pas oublier. Mais c’était peine perdue. Les cristaux étaient impitoyables. Aucun mort ne pouvait subsister dans la mémoire de quelqu’un. Pas même dans la mémoire de leur propre fille. Cette recherche constante l’avait fait se réveiller toutes les nuits en hurlant. Elle avait mis du temps à se reconstruire. Du temps pour digérer tout cela. Il lui avait fallu des amis sur qui compter, ses douze camarades de la Classe Zéro afin d’être la jeune femme épanouie qu’elle était à présent. Celle qui pouvait affronter son passé sans ciller. Celle qui ne pleurait plus tous les soirs. Celle qui avait fini par devenir le soutien des autres. C’était presque une évidence pour la Brunette, d’avoir pu décoder aussi facilement l’expression de l’ami de sa colocataire. Exactement comme l’avait fait ses amis auparavant, la Musicienne se sentait maintenant capable de prendre ce rôle : d’être capable de porter une partie du fardeau de l’autre sur ses épaules. Abolissant immédiatement les conventions beaucoup trop formelles qui auraient pu se mettre en place, elle lui fit remarquer, sans vouloir l’offenser, ce qu’elle avait ressenti et vu en ouvrant la porte et en le découvrant. J'ai quelques problèmes de sommeil ... des trucs du passé qui reviennent ... d'habitude, j'en parle à Sam, elle m'écoute et elle me comprend. Puis tu la connais, elle sait toujours remonter le moral ou chasser les mauvaises pensées. A sa remarque, elle ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire, tout en acquiesçant vivement de la tête. C’était tout à fait le genre de sa colocataire : du Sam tout craché.

Sa boisson ayant finalement finit d’infuser, elle retira la boule à thé qu’elle posa dans l’évier, embarquant au passage la tasse de son invité, avant de se diriger vers le salon. Posant son café sur la petite table basse, elle s’installa à son tour sur le canapé, à côté de Mike, gardant son mug de thé entre les mains. Ce dernier lui conférant la chaleur, le courage dont elle avait besoin. Certaines nuits, je ne supporte plus d'être tout seul chez moi. J'ai presque l'impression que toutes les ombres sont menaçantes. Deuce releva mécaniquement la tête face au rire nerveux que le Brunet venait juste d’avoir. Les yeux bleus de la Brunette exprimaient une certaine incompréhension : l’incompréhension entre ses dires et son rire. Elle aussi, elle avait parfois peur des ombres, surtout lorsque ces dernières prenaient la forme des Rursus. Lorsqu’elles prenaient la forme de la fin du monde. Pourtant l’ancienne Officier n’osa pas l’interrompre, le laissant essayer de s’expliquer à nouveau, lorsque ce dernier releva lui aussi le regard vers elle. Je devrais pas t'ennuyer avec tout ça. Tous ceux avec qui j'en ai parlé m'ont dit d'apprendre à vivre avec ce putain de voyage catastrophique ... faut que je m'y fasse. Désolé ... je voulais pas être vulgaire. Secouant la tête, ce dernier détourna à nouveau le regard, presque honteux, désolé d’avoir fait part de cette partie de lui-même à une inconnue, à l’inconnue qu’elle était. Pourtant la jeune femme n’était pas comme tout le monde. Ce qu’il ne semblait pas comprendre encore, c’était qu’elle ne lui tiendrait pas ce genre de discours. Derrière sa gentillesse, derrière son sourire se cachait quelque chose d’autre. Un passé. Des souvenirs. Une guerre. Elle n’avait jamais réussi à en parler jusqu’à présent. Elle n’avait pu l’exprimer. Peut-être le pourrait-elle ce soir ? Peut-être pourrait-elle, elle aussi d’une certaine façon, se libérer d’un poids en en parlant pour la toute première fois ici, à Game City ? Sans qu’elle ne s’en rende compte une simple remarque, à peine murmurée franchit ses lèvres, une simple remarque qui attestait de la position de la jeune femme : Je ne suis peut-être pas comme tout le monde… Non elle ne l’était pas. Si seulement il savait. Tout serait peut-être plus simple pour tous les deux.

Compréhensive de la situation dans laquelle il se trouvait, la cadette reprit les mots qu’on lui avait dits dans son enfance. Des années auparavant. Des mots qui avaient arrêtés ses pleurs. Des mots qui avaient redonné de la confiance à la jeune femme. Des mots qui l’avaient sauvé tout simplement. Ils ont tort de te dire cela. Il ne faut pas apprendre à vivre avec. Ce n’est pas un fardeau. Au contraire. Il faut pouvoir faire face à ces événements, les affronter, pour pouvoir les accepter tels qu’ils sont et en tirer le meilleur parti sur et pour nous-mêmes. Il faut pouvoir accepter son propre passé, aussi noir qu’il a pu être à certains passages, car c’est lui qui nous forge. Ces mots qu’on lui avait prononcé durant son enfance, elle s’y était raccrochée comme à une bouée de secours, mais en les exprimant à voix haute maintenant, elle en comprenait tout son sens. Aussi fort qu’on le souhaite, on ne pourra jamais revenir en arrière, démarrer une nouvelle boucle, une nouvelle spirale pour changer, pour recommencer les choses. Et même si on le pouvait, oublier n’est pas la meilleure des choses à faire. Non, je peux te le garantir. J’ai bien trop oublié. Des choses, des événements, des personnes que j’aurais voulu garder en mémoire, même si je ne les connaissais pas. Elle aurait voulu garder en mémoire le souvenir de ses parents, leurs visages, leurs noms. Elle aurait aimé garder le visage de chaque camarade tombé au combat à ses côtés. Elle aurait tant voulu connaître ce deuil, cette perte : ces sentiments qu’on lui avait arraché. Moi aussi j’ai parfois peur des ombres, surtout lorsqu’elles sont très larges et très imposantes. J’ai parfois peur du noir, peur de ne plus jamais me réveiller, de ne plus jamais ouvrir les yeux. Je ne sais ce qui a pu se passer durant ton voyage catastrophique, mais il n’y a aucune honte à avoir peur. Un léger sourire réconfortant accompagnait ses paroles. Deuce donnait l’air d’être calée sur le sujet, elle donnait l’air d’être elle-même passée par toutes les étapes difficiles que Mike semblait vivre à l’heure actuelle. Un sourire qui l’incitait à se confier s’il le voulait : auprès de l’oreille attentive, experte et aiguisée qu’elle était. Un sourire qui cachait un passé chargé qu’il n’aurait pu l’imaginer…

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MessageSujet: Re: And I said hey, what's going on ? - Deuce Mer 4 Jan - 0:11

And I said hey, what's going on ?
Deuce & Mike



Cette boule de gêne nichée au creux de son ventre, ronronnant au fond de ses entrailles, l'empêchait de se libérer. Son regard se posait sur la demoiselle et il ne parvenait à voir en elle qu'une fille sympa, ayant accepté d'ouvrir sa porte à un type à la ramasse. Pourtant, il essayait le pauvre Mike. Il cherchait à se défaire de ce qu'il avait sur le coeur. Ses mots s'échappaient de sa bouche mais ne parvenaient à le soulager réellement. Pas encore assez. Pas comme il l'aurait voulu. C'était déjà une bonne chose de pouvoir s'ouvrir sur le sujet mais le jeune homme aurait tellement aimé s'en débarrasser. Malgré tout, la remarque de Deuce le fit sourire. Elle ne jetait pas un regard de jugement sur lui et ses yeux n'exprimaient aucune gêne ou aucune envie de le mettre au plus vite dehors et de retourner se coucher bien au chaud. Peut-être qu'elle avait raison. Peut-être qu'elle n'était vraiment pas comme tout le monde. Mike aurait-il pu trouver une oreille attentive ?

La jeune femme lui offrit alors un discourt inspirant, une poignée de paroles belles à entendre mais qui le firent grimacer. Mike ne voulait pas, ne pouvait pas affronter son passé. Pas une seconde fois. Dès qu'il retournait mentalement dans ses souvenirs, l'angoisse le prenait. Il avait bien vu les autres reprendre leur vie mais lui, il en avait été incapable. Jusqu'à présent, l'infirmier avait refusé de replonger dans les ténèbres. Pas après avoir eu tant de mal à en sortir. Deuce proférait des paroles très intenses, elle ne semblait pas parler d'une situation abstraite ou approximative. On aurait facilement pu croire qu'elle parlait d'expérience. D'ailleurs, elle en donna la confirmation en prenant son cas pour exemple quant à la perte de souvenirs. Mike fronça les sourcils. Lui, il aurait bien aimé les perdre ces souvenirs douloureux. Egoïstement, il aurait préféré perdre la trace de quelques amis plutôt que de devoir vivre avec l'horreur de monstres assoiffés de sang dans son cerveau.

- Merci.

Il était à peine parvenu à le susurrer. Deuce venait de lui dire quelque chose dont il avait besoin. La peur était une sensation légitime et Mike devait se faire à l'idée qu'il n'était pas un surhomme. Oui, il avait eu beaucoup de chance et sur le coup et grâce à l'adrénaline, il avait vaincu des démons. Cela ne l'empêchait pas, aujourd'hui, de rester un être humain. Ce bouillon d'émotions qui tourbillonnait en lui, arrachant parfois des parcelles de son âme, le rendait dingue. Deuce comprenait le fond de sa pensée, elle le comprenait presque trop bien. Mike releva à nouveau les yeux sur elle. Il ne fallait pas être un génie pour déduire que la douce jeune femme avait vécu son lot d'expériences douloureuses.

- Je ne veux pas te paraître indiscret mais tu as l'air d'en connaître un rayon sur tout ça ...

Mike doutait que ça soit uniquement la compagnie positive de Sam qui puisse permettre à Deuce d'être aussi calée sur le sujet. Elle ne parlait pas comme une personne extérieur, elle s'exprimait en des termes précis. Elle parvenait à toucher pile là où ça faisait mal et en même temps, là où ça libère. L'infirmier se doutait que Deuce avait du vivre quelque chose dans le passé. Après tout, ils avaient tous leurs histoires à raconter ! Peut-être qu'elle aussi, pouvait tirer profit de cette discussion ? Peut-être que ses propres fantômes pourraient être exorcisés et qu'elle aurait un peu moins peur du noir en allant dormir si elle parvenait à mettre des mots là-dessus ?

Le jeune homme porta son café à ses lèvres et en but une longue gorgée. Les mots de Deuce résonnaient dans sa tête. Il devrait affronter son passé et cesser de se lamenter. Les autres y étaient parvenus. Les autres avançaient, reprenaient leur vie en mains. Parfois, il leur arrivait de se réveiller en hurlant la nuit mais ils ne lâchaient rien et se reprenaient à chaque fois. Mike devait faire de même et combattre sa peur. C'était sans doute la solution à son problème.

- En tous cas, je pense que tu as mis le doigt sur quelque chose. Je ne voulais pas reconnaître que j'étais terrorisé. Pas à ce point, en tous cas. Maintenant que je le sais, je suis mieux armé pour affronter mes craintes.

Mike avait du mal à croire que c'était lui qui parlait de cette façon. Lui qui avait longtemps fait semblant de ne pas connaître la peur, d'être un roc incapable de ressentir la moindre secousse. Même dans les pires situations, le jeune homme avait tenu bon et avait gardé la tête haute. Peut-être que tous ces actes héroïques cachaient justement sa crainte de la suite. Quand le calme et le silence auraient tout avalé sur leur passage et n'auraient laissé que l'attente interminable.

- Si je peux t'aider à mon tour, ça sera avec plaisir.

Il lui adressa un petit sourire bienveillant et gouta une nouvelle gorgée de son café en silence. Prêt à écouter la demoiselle si elle se sentait d'humeur à se confier ...
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Deuce Al-Rashia


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MessageSujet: Re: And I said hey, what's going on ? - Deuce Dim 22 Jan - 23:12

And I said hey what’s wrong

We may lose our memories of the dead, but you always remember how it feels to take someone's life. It haunts you... If only the Crystal let us forget that pain.

Deuce semblait éloquente et calée sur ce sujet. Sur le sujet de la peur, de ce sentiment d’impuissance, de ces souvenirs qui pouvaient tirailler l’esprit de n’importe qui. Deuce était éloquente et calée, car elle était passée par là. Passée par la mort de ces parents dont elle avait dû se remettre pour devenir plus forte. Pour être capable de supporter le poids de l’Agito sur ses épaules. Le poids de celui qui sauverait leur monde et leur patrie de cette guerre interminable. Elle qui s’était forgée au travers de ses amis, au travers de la force qu’ils lui avaient apporté : elle s’était fait la promesse depuis de transmettre cette même énergie, cette même force à ceux qui en avaient besoin. A ceux qui en avaient besoin, tout comme elle en avait eu besoin. C’était son moyen, le moyen qu’elle avait trouvé pour renvoyer l’ascenseur à ses camarades. Pour qu’ils soient fiers d’elle. Fiers de la jeune femme qu’elle est devenue. Mike avait eu le même regard qu’elle lorsqu’il était venu frapper à sa porte, dans l’espoir d’y trouver Sam qui avait découchée pour la nuit. Elle ne pouvait pas décemment le laisser partir. Pas dans cet état : elle ne se le serait jamais pardonnée. Ainsi même si leurs histoires personnelles divergeaient sur bons nombres de points, elle savait que ses paroles étaient transmissibles. Transposables. Interprétables. Et surtout utiles. Elle savait que ses paroles pourraient être l’espace d’un soir, le soutien dont il avait besoin. Elle n’hésita pas à parler franchement, presque comme si elle était prête à mettre en mot sa propre expérience, cette expérience surnaturelle pour certains, mais qu’elle avait, qui avait été son quotidien. Cette guerre incessante entre les Cristaux. Cette guerre incessante entre les Hommes. Cette boucle incessante. Mais elle savait par la même occasion Deuce que ses paroles pouvaient paraître difficile à mettre en œuvre. Elle-même s’était dit au début qu’elle n’y arriverait jamais. Et pourtant, il suffisait de voir ce que la jeune Brunette était devenue pour comprendre tout l’ampleur de ses mots. Merci. Un simple mot, un simple remerciement à peine audible, mais qu’elle ne manqua pas de capter, ainsi que tout ce qu’il pouvait y avoir derrière. Un mot qui cachait tant de choses non exprimées qu’elle était capable d’entendre. Le fait d’en parler, de le partager était le premier pas vers la rédemption. Vers l’acceptation. Alors qu’elle prit une gorgée de son thé, le Brunet à son côté releva les yeux vers elle, ayant parfaitement su lui aussi, lire entre les lignes de la jeune femme : Je ne veux pas te paraître indiscret mais tu as l'air d'en connaître un rayon sur tout ça ... Un petit sourire nostalgique se glissa sur ses lèvres, alors que son regard se reflétait dans le liquide ambrée. Bien plus qu’il ne le pensait.

Tu as raison : j’ai moi-même combattu mes propres démons lorsque j’étais plus jeune, et je les combats sans cesse encore maintenant. Et je me suis toujours promis que si je pouvais aider quelqu’un d’autre dans la même situation que moi, je le ferais sans hésiter. D’ordinaire, elle ne se serait pas étendue sur le sujet, se contentant d’acquiescer simplement. Aujourd’hui n’est finalement pas le jour ordinaire. En tous cas, je pense que tu as mis le doigt sur quelque chose. Je ne voulais pas reconnaître que j'étais terrorisé. Pas à ce point, en tous cas. Maintenant que je le sais, je suis mieux armé pour affronter mes craintes. Le discours de Mike était différent de celui qu’il lui tenait quelques minutes auparavant. Peut-être avait-il eu juste besoin de quelqu’un pour extérioriser cette solution, pour extérioriser cette peur afin qu’il soit en mesure de l’accepter. De l’accepter pour la combattre, pour la transformer, pour la surmonter. Parce qu’il a le droit d’avoir peur tout simplement. C’est le bon état d’esprit, en effet ! La conforta-t-elle dans ses propos. Le premier pas était le plus difficile, le chemin pouvait paraître long, mais la finalité était le seul objectif auquel il fallait penser. Si je peux t'aider à mon tour, ça sera avec plaisir. Lui adressant un premier vrai sourire, la jeune femme savait bien que si elle voulait encore donner un peu plus de poids à ses paroles, elle devrait être un peu plus loquace en rapport avec ce qu’elle avait elle-même vécue. Après tout si ses amis n'avaient pas insisté, toujours et encore, elle ne s’en serait peut-être pas sortie. Les paroles sont si vites écoutées, mais si vite oubliées également. Elle devait se jeter à l’eau, elle le savait.

C’est vrai, je t’ai dit que j’avais moi aussi peur du noir, auparavant. En réalité, j’ai plutôt peur de fermer les yeux et de ne plus jamais me réveiller. D’oublier encore. D’oublier à nouveau. J’ai perdu mes parents lorsque j’étais très jeune et j’ai eu énormément de mal à m’en remettre. J’ai failli mourir avec eux, mais en même temps une partie de moi s’est envolée avec eux car je n’ai plus aucun souvenir d’eux. Ni de leurs visages. Ni de leurs prénoms. Ni des moments qu’ils soient bons ou mauvais que nous avons pu passer ensemble. J’ai pleuré énormément, beaucoup trop, avant que je ne rencontre mes amis : mes onze camarades qui m’ont aidé. Qui m’ont tiré vers le haut. Qui m’ont sorti du gouffre et qui ont fait ce que je suis à l’heure actuelle. Oublier n’était pas la meilleure des choses, non. Les Cristaux avaient été cruels avec ce tour de magie. L’oubli entraînait avec lui la peine : l’incapacité à éprouver de la peine. Uniquement à être des instruments, des machines de guerre. Et il emportait avec l’incapacité de se remettre en question, d’apprendre de ses erreurs. Je suis sûre que tu es très bien entouré toi aussi. Par des amis : tu devrais leur faire confiance pour t’aider à traverser cette passe. Tu as le droit de leur en parler aussi de cette peur. Tu as le droit de craquer devant eux aussi. Au contraire, si ce sont tes amis, je suis sûre qu’ils te tendront la main pour t’aider. Avec un sourire à son tour réconfortant dirigé vers le Brunet, il lui semblait bizarre à la Benjamine d’extérioriser enfin ce passé qu’elle a tant porté. L’extérioriser avec quelqu’un de tout à fait inconnu. Quelqu’un qui ne savait rien du monde d’où elle venait. Lui -même était resté quelque peu évasif sur sa propre peur et elle le comprenait. Mais s’il avait besoin qu’elle devienne à son tour, cette main qui le sortirait du gouffre en extériorisant son propre passé, elle le ferait. Elle le soutien infaillible de la Classe Zéro.
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